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Saint Pierre Julien Eymard, ou que l’adoration du Saint Sacrement changera le monde

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Saint Pierre Julien Eymard est né le 4 février 1811, près de Grenoble en France. Sa famille se compose de ses parents et d’une demi-sœur. D’autres fils de la famille étaient morts dans leur enfance et un autre était mort dans les armées napoléoniennes.

Dans la paroisse où il allait à la messe, une pieuse coutume voulait que l’on bénisse le Saint-Sacrement après la messe, de sorte qu’il eut très tôt ce contact avec Jésus Hostie.

Un jour, le petit garçon de cinq ans a disparu de la maison. Sa sœur, après l’avoir cherché dans tout le village, le trouva derrière l’autel de l’église, le front presque appuyé contre le tabernacle :

  • Que fais-tu ici ? – demanda-t-elle en le voyant.
  • Maintenant, répondit-il clairement, je parle simplement à Jésus.
  • Mais pourquoi de cette manière singulière ?
  • Parce que je l’entends mieux !

Il fait sa première communion à l’âge de douze ans et, le même jour, il ressent un appel à la prêtrise. Son père s’y oppose.

Le garçon continue à travailler avec son père dans une entreprise d’huile de noix, mais il commence à apprendre le latin en secret. À 16 ans, il poursuit ses études, mais officiellement, d’abord à La Mure, puis à Grenoble.

C’est à Grenoble qu’il apprend la mort de sa mère. Il se rend au pied d’une image de la Vierge et lui dit : « Je t’en prie, sois désormais ma seule Mère. Mais avant tout, je vous demande la grâce d’être un jour prêtre« . Son amour pour la Vierge grandit tout au long de sa vie.

À l’âge de 18 ans, il réussit difficilement à convaincre son père de lui permettre d’entrer au noviciat des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée.

Il demande à ne pas mourir pour devenir prêtre

Alors qu’il pensait être sur le chemin de sa vocation, une grave maladie l’amena sur son lit de malade à la maison et il fut sur le point de mourir. Mais lorsqu’on lui apporta le Viatique, il demanda au Saint Sacrement de lui rendre la santé afin qu’il puisse devenir prêtre et célébrer au moins une messe. Guéri, il entre au grand séminaire de Grenoble et est ordonné le 20 juillet 1834.

Son but en tant que prêtre est de sanctifier « ses brebis« , selon les méthodes du saint curé d’Ars dont il est un ami proche. Mais il ne veut pas être un prêtre séculier mais un religieux. Il entre donc au noviciat des Pères Maristes, qui l’envoient ensuite comme directeur spirituel du Collège Maris à Belley. Il occupe ensuite d’autres fonctions au sein de cette communauté.

Il est ensuite envoyé à Lyon, où il est directeur du Tiers-Ordre de Marie.

Mais un jour, en 1845, alors qu’il porte l’ostensoir avec le Saint-Sacrement lors d’une procession, il ressent une grâce particulière. Puis, en 1851, alors qu’il priait devant une image de la Vierge, il entendit clairement sa voix au plus profond de son âme, lui disant qu’il fallait créer une congrégation religieuse destinée spécialement à honorer la Sainte Eucharistie. C’est ainsi qu’est née la Congrégation des Sacramentaires.

« Il faut se mettre au travail immédiatement, sauver les âmes avec l’Eucharistie, réveiller la France et l’Europe, plongées dans le sommeil de l’indifférence, parce qu’elles ne connaissent pas le don de Dieu, Jésus, l’Emmanuel de l’Eucharistie. Il faut répandre cette étincelle d’amour dans les âmes tièdes qui se croient pieuses mais ne le sont pas, parce qu’elles n’ont pas fixé le centre de leur vie sur Jésus au tabernacle« , a-t-il dit.

Le supérieur des Maristes le dispense de ses vœux religieux, mais il soumet l’affaire à l’archevêque de Paris qui s’enthousiasme pour l’idée de la fondation.

En 1863, Pie IX lui envoya un bref approuvant le nouvel institut.

Le développement de l’œuvre rencontre des difficultés de toutes sortes : maladie, calomnies, malentendus, l’un de ses premiers disciples demande une dispense de vœux pour fonder une autre communauté. Mais peu à peu les maisons de cette communauté se succèdent, avec la caractéristique de l’exposition perpétuelle du Saint Sacrement.

Saint Pierre Julien Eymard est l’inspirateur des Congrès Eucharistiques.

Les Congrès Eucharistiques sont l’initiative pionnière de Mlle Emilie Tamisier, une jeune femme qui entre dans la Congrégation des Servantes du Saint Sacrement et y reste quatre ans, sous le nom de Sœur Emiliana. Puis, avec la bénédiction du saint fondateur, elle quitte le couvent pour être missionnaire itinérante de l’Eucharistie dans le monde.

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Ainsi, en 1881, inspirée par son maître et surmontant de nombreux obstacles, elle organisa le premier congrès eucharistique de l’histoire, qui se tint à Lille sur le thème L’Eucharistie sauve le monde, avec la bénédiction spéciale du pape Léon XIII. Elle reçoit l’aide des Pères Sacramentins, de plusieurs évêques et de nombreux laïcs. Dès lors, des congrès similaires se multiplièrent, non seulement au niveau régional, mais aussi au niveau national et international. C’est une institution qui a pris forme et qui perdure encore aujourd’hui.

Saint Pierre Julien Eymard a été canonisé par Jean XXIII en 1962.

Cet article a été publié originellement par GaudiumPress (Lien de l’article).

Publié par Napo

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