Ce dimanche 1er juin 2025, l’église Saint-Pierre et Saint-Paul de Guémené-Penfao, dans l’Ensemble Paroissial Sainte-Anne sur Don et Vilaine (diocèse de Nantes), a été le théâtre d’un événement troublant lors de la Sainte Messe, une affaire relaté en exclusivité sur Lecatho.fr par un des paroissiens scandalisé par cette initiative.
La ferveur habituelle des paroissiens, soutenue par une chorale qui accomplit un travail remarquable, des servants d’autel dévoués et des familles entières profondément catholiques et respectueuses, a été éclipsée par une intrusion incongrue : la participation officielle de la « Confrérie de la Fée Carabosse » à la liturgie dominicale. Cet épisode, loin d’être anodin, soulève de graves questions sur le respect du sacré et la responsabilité du clergé local.


Une communauté catholique exemplaire ternie par une mascarade
La paroisse de Guémené-Penfao est connue pour la vitalité de sa foi. Grâce au travail exceptionnel du Père Arnaud de Guilbert, qui a su remplir une église autrefois désertée, la communauté s’est reconstruite autour d’une ferveur authentique. Les fidèles, des familles entières aux servants d’autel, s’engagent avec zèle pour l’Église, soutenus par une chorale magnifique qui élève les cœurs lors des célébrations. Pourtant, ce dimanche, l’œuvre de reconquête des âmes menée par le Père Arnaud a été compromise par une initiative maladroite, voire scandaleuse.

Des membres de la « Confrérie de la Fée Carabosse », vêtues de costumes évoquant des sorcières, capes noires, collerettes rouges et chapeaux pointus, ont été invitées à participer à la messe. Pire, elles ont occupé les premiers rangs, réservés par une espèce de « grande maîtresse sorcière », surement la Grand-Maitre, comme stipulé sur leur site, titre identique aux francs-maçons par ailleurs, qui, dès le parvis, distribuait le programme de la messe tout en indiquant aux fidèles où s’asseoir, reléguant les paroissiens au fond de l’église. Cette mise en scène, irrespectueuse envers les fidèles et le lieu saint, a choqué l’assemblée.
La « fée Carabosse » : un symbole folklorique… à connotation satanique
Qui est donc cette fameuse Carabosse, dont les “Gentes Dames” sont venues honorer la mémoire en pleine messe ? À l’origine, la fée Carabosse est un personnage du folklore de la vallée du Don, dans le pays de Guémené-Penfao. L’histoire raconte qu’elle se serait vengée des moqueries des paysans en les maudissant, et qu’ensuite, elle aurait été pétrifiée après un sort mal retourné.
Carabosse n’est pas une sainte, ni une héroïne édifiante. C’est une figure menaçante, revancharde, associée à des malédictions, qui ressemble davantage à une sorcière qu’à une sainte. C’est elle qui a inspiré le nom de la “méchante fée” dans le conte de Perrault, La Belle au bois dormant. Et il faut le dire sans détour : ce type de figure, même folklorique, n’a rien à faire dans une église.
La confrérie elle-même reconnaît que leur costume a longtemps été pris pour celui de sorcières. Ce n’est pas un hasard : le grand col rouge, les grandes manches noires, le chapeau à large bord, tout rappelle l’iconographie satanique classique. Et au lieu d’en tirer une leçon, ils ont simplement rajouté un voile à leur chapeau, pensant ainsi faire diversion.
Un “serment” blasphématoire dans l’enceinte du sanctuaire
Cerise sur le gâteau, cette confrérie ne se contente pas de défiler en costume. Elle a également un “serment d’intronisation” bien établi, datant du 16 juillet 2011, dans lequel les membres promettent chaque année de « revêtir leur costume » pour “honorer la renommée” de Carabosse, et de promouvoir leurs activités pseudo-culturelles sous couvert de « retour aux coutumes d’antan ».
Voici l’entièreté du serment solennel qu’elles récitent :
“Chaque année tu feras,
Un retour solennel, aux coutumes d’antan
Et tu revêtiras ton costume,
Avec le chapeau au grand bord si seyant.
Lorsque ayant endossé cette tenue,
Fier de ces attributs d’un passé près de nous,
Tu pourras t’approcher de la table ancestrale.
Fée Carabosse, nous faisons en ce jour le serment,
D’instaurer à nouveau ta renommée d’antan.
Un effort permanent sur l’aspect culturel,
De nos activités toujours sera porté,
Maintien du patrimoine et rappel du passé,
Le plaisir du bon goût, le goût du naturel,
Tant dans nos légendes que dans la bonne chère,
Pour porter au plus haut,
Notre pays de Guémené Penfao ”
Invoquer une figure folklorique, même sous couvert de patrimoine local, dans un lieu consacré au Christ est une faute grave. Ces pratiques, loin d’être une célébration culturelle innocente, frôlent le blasphème en introduisant des éléments païens dans la liturgie.
Une tolérance incompréhensible du clergé
Le Père Arnaud de Guilbert, curé de la paroisse, et le Père Gaston, qui a célébré la messe ce dimanche, ont tous deux toléré cette intrusion. Le Père Arnaud, interrogé, a minimisé les faits en expliquant que l’invitation émanait d’une paroissienne, sans qu’il en connaisse les détails. Pourtant, ce n’est pas la première fois que cette confrérie participe à la messe : il y a quelques années, un incident similaire avait déjà eu lieu. Cette récurrence interroge la vigilance du clergé.
Ce n’est pas le seul précédent troublant. Lors d’une journée organisée par le Secours Catholique, des affiches aux messages douteux, dont une proclamant « Je change le monde avec un migrant » avaient été placardées au-dessus des croix, près de l’autel et sur un pilier, sous l’œil approbateur d’une bénévole moralisatrice. Ces initiatives, qui mêlent activisme social et ambiguïtés spirituelles, contrastent avec les belles actions du Père Arnaud qui ouvre grand les portes de l’église au folklore païen, à l’occultisme masqué, et à des symboles qui n’ont rien de chrétien. Ce qu’il autorise n’est en rien un enracinement catholique : c’est une infiltration du paganisme dans le sanctuaire de Dieu. Ce n’est pas une célébration de la culture, c’est une profanation. Et ce qui s’est produit ce dimanche est plus qu’une simple maladresse : c’est une compromission grave avec des éléments contraires à la foi.
Les chapeaux, les costumes, les invocations à la « fée Carabosse », un esprit maléfique dans les légendes locales, ne sont pas anodins. Ce genre de mascarade aurait dû être fermement rejeté, non pas accueilli dans le chœur de l’église. L’autel est consacré au sacrifice du Christ, pas aux contes païens ni aux défilés de sorcières folkloriques.
On se demande si le clergé de ce diocèse mesure vraiment la gravité d’une telle confusion liturgique, doctrinale et symbolique. Dans une époque où la vraie Foi est piétinée, où nos églises ferment, où les fidèles sont ridiculisés, et où les prêtres qui tiennent bon sont marginalisés ou envoyés en périphérie, comment peut-on en arriver à de telles dérives ?
Ce n’est pas ainsi que l’on reconstruit l’Église. Ce n’est pas ainsi que l’on défend la foi des petits, ni qu’on honore la présence réelle de Notre-Seigneur dans l’Eucharistie. Ca peut réellement être perçu comme une trahison et ruiner un travail de plusieurs années, il ne peut y avoir de « tolérance culturelle« , car ce dernier finit par engendrer la désacralisation, l’abus et la désorientation spirituelle.
Des déguisements grotesques au service de quel message ?
Dans les photos prises pendant cette mascarade liturgique, on voit des femmes déguisées, flanquées d’hommes en tablier, ce qui ajoute encore de la confusion et de l’ambiguïté. On ne sait plus si on est dans une procession catholique, une reconstitution de sabbat païen ou un mauvais carnaval de campagne.
Et tout cela pendant la Messe, c’est-à-dire pendant le renouvellement du Sacrifice de la Croix. Le plus sacré des sacrements est piétiné, banalisé, réduit à un faire-valoir pour une mise en scène profane.
Une réaction nécessaire des fidèles
Ce genre d’aberration ne peut plus être passé sous silence. Les fidèles ont le droit, et même le devoir, de protester vigoureusement. Le silence, c’est la complicité.
Nous demandons :
- une explication publique du curé ;
- un acte de réparation liturgique pour cette profanation ;
- et surtout, que le diocèse de Nantes mette fin à cette logique de compromission entre paganisme et foi catholique.
On ne joue pas avec le feu. Ce genre de mascarade ouvre la porte à des influences spirituelles malsaines, et banalise le sacré dans une époque qui a justement besoin de clarté, de vérité, de sainteté. Notre Seigneur Jésus-Christ ne s’est pas donné sur la Croix pour qu’on vienne honorer une sorcière locale dans son sanctuaire. Que les prêtres retrouvent le sens du sacré.
Que les fidèles se lèvent et disent : non, ça suffit.
Notre-Dame du Rosaire, priez pour nous, nous souhaitons une liturgie qui élève les âmes, non qui les scandalise. Que ce scandale soit l’occasion d’un sursaut spirituel pour l’Église locale.






