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Les immigrés extra-européens n’ont pas reconstruit la France

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Les immigrés extra-européens n'ont pas reconstruit la France
Les immigrés extra-européens n'ont pas reconstruit la France
Les immigrés extra-européens n'ont pas reconstruit la France

Le discours scandant que les immigrés extra-européens auraient reconstruit la France de A à Z suite à la seconde guerre mondiale est faux.

Aujourd’hui, il y a un remarquable discours aussi mythique que stupéfiant détaillant comment les étrangers non européens seraient venus par million reconstruire la France en piteux état, car le peuple Français en été incapable. Malheureusement, c’est historiquement erroné et ce n’est que de la propagande servant le mensonge.

Claude Gruson haut fonctionnaire et économiste français, dans son livre Origine et espoirs de la planification française paru en 1968, nous donne la date à laquelle la France est entièrement reconstruite.

Dans son chapitre « La période 1949-1953 – La crise de Corée » il y écrit :

« L’année 1949 marque à peu près la fin de la reconstruction. Les investissements entrepris cette année-là représentèrent un volume considérable, dont on apprécie l’importance relative en rapprochant les comptes de l’année 1949 des comptes de l’année 1938 : la formation brute de capital fixe des entreprises représenta 15,4% de la production intérieure brute en 1949, alors que le rapport correspondant était de 9,3% en 1938… »

1950 marque donc la fin de la reconstruction de la France, à cette date, qu’en est-il de la sociologie du peuple dans la république ?

Dans le livre L’évolution de l’immigration en France de 1946 à 1960 de Faidutti-Rudolph, nous pouvons y lire :

« En 1946, les étrangers les plus nombreux vivent dans les départements frontaliers du Nord et du Midi méditerranée et atlantique. Les 450 800 Italiens, bien que représentant 25,9% des étrangers de France, ne sont qu’une petite partie des 808 100 recensés en 1931, point culminant de l’immigration italienne en France. »

« Paris abrite la plus grosse colonie d’italiens : 45 853 personnes, 40% sont des ouvriers du bâtiment et leur poids dans la population parisienne est faible »

Il nous fait savoir encore que :

« Les naturalisations sont assez rares et les retours au pays encore plus, mais la colonie vieillit et ses éléments ne sont pas remplacés, car l’immigration est quasi inexistante. Les rapatriements provoquent une diminution spectaculaire de la colonie polonaise, 271 000 en 1954. Les rapatriés sont remplacés dans les travaux les plus pénibles par de la main-d’œuvre nord-africaine dont la masse de travailleurs passe de 66 239 en 1947 au maximum officiel de 193 662 en 1955 certainement bien inférieur à la réalité. »

Les années de 1945-1970 sont baptisées trente glorieuses par l’économiste français Jean Fourastié.

De 1945 à 1950 est la seule période de reconstruction pour la France, après ça, il y a une forte croissance économique et nataliste en France et en conséquence une crise du logement.

Juste après la seconde guerre mondiale, 100 000 naissances ont été enregistrées, en 1963 160 000, la fécondité d’une femme Française passe de 2,6 à 3 enfants par femme. Cet effet s’est produit suite à un contexte économique favorable ainsi que des protections sociales avec l’allocation familiale en 1945 qui améliore le niveau de vie des familles. Les femmes qui arrêtent de travailler pour s’occuper de leurs enfants savent qu’elles peuvent retrouver un emploi rapidement, car le taux de chômage est à cette époque de 1,8%.

En 1950, sur 41,833,873 de Français et un taux de chômage de ~1,8 %, 12,550,000 d’hommes sans compter les femmes françaises travaillent et surtout dans le secteur secondaire.

800 000 immigrés en 1931 en France et pour 1950, c’est seulement ~70 000 nord-africains allant du bâtiment, au travail des métaux, à l’agriculture ou encore au forestier. Donc, la majorité de travailleur est français

En 1952, 71% des Nord-Africains travaillant en métropole sont des manœuvres, 24% des ouvriers spécialisés et seulement 5% des ouvriers qualifiés (Rapport général de la commission de la main-d’œuvre du Commissariat général du Plan, Revue française du travail, n° 3, 1954, p. 29).

Renault-Billancourt, premier employeur d’Algériens, occupe 19 000 manœuvres et OS au début des années 1950. Sur ce total, 3 200 sont nord-africains, soit moins de 17% (cf. thèse de Laure Pitti, Ouvriers algériens à Boulogne-Billancourt, 2002). (http://etudescoloniales.canalblog.com/)

Quatre travailleurs sur cinq s’avèrent Français et non immigré.

Il est juste de dire que des immigrés extra ou intra européen sont venus travailler chez nous jusqu’en 1950, date à laquelle la France est entièrement reconstruite. Il est par contre totalement faux que d’affirmer que ce sont les nord-Africains qui « ont reconstruit » la France après la guerre. Ils y ont participé, à leur niveau, c’est-à-dire à tout casser, à hauteur de 3/4 %.

Quelques informations :

(Wikipédia) 1954 : selon le recensement, le secteur secondaire représente 36,8 % de la population active, à la première place pour la première et la seule fois. La proportion d’ouvriers à l’intérieur de la population industrielle atteint un sommet (87,2 % pour 5,1 % de patrons et 7,7 % d’employés). 26,9 % des actifs travaillent dans l’agriculture (9,5 % en 1975). Le nombre des exploitations passe de 3 à 1,5 million en vingt ans, tandis que leur taille augmente. Exode rural : plus de 300 000 ruraux s’installent en ville (1954-1968) pendant qu’entre 170 000 et 220 000 citadins font le mouvement inverse. 10% des Parisiens (300 000 personnes) logent dans des hôtels meublés. Près de 35 % des ménages sont propriétaires de leur logement.

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L’immigration en France :

1956 > Régularisation des immigrés ( Sur présentation d’un contrat de travail )
1974-1977 > Fin de l’immigration de travail ( Regroupement familial ou prime d’aide au retour )
1982-1984 > Nouvelle politique des gouvernements socialistes ( Régularisations, carte de résident de 10 ans
1986 > Généralisation des visas ( Obligatoires pour entrer sur le territoire
1989 > Création du Haut Conseil à l’intégration ( Consultation pour l’intégration des immigrés)

Quelques sources :

– L’association Emmaüs dans l’après-guerre
– Politique sociale et Politique de la reconstruction, 38e congrès, séance du 5 septembre 1946
– Persee : L’évolution de l’immigration en France de 1946 à 1960
– Insee : 1950
– Claude Gruson

Publié par Napo

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