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Saint Gérasime et son lion de compagnie

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Hier, c’était la fête de Saint Gérasime. Selon une ancienne tradition, près du Jourdain, il avait un lion domestique qui a fait un geste touchant et affectueux sur sa tombe.

L’animal est encore commémoré aujourd’hui par des statues dans un sanctuaire religieux, qui possède une grotte où la Sainte Famille se serait réfugiée lors de sa fuite en Égypte.

Selon le livre Vies des saints du père Alban Butler, saint Gérasime est né en Lycie, dans le sud de l’actuelle Turquie. Il devint ermite et voyagea en Terre Sainte. Il croyait en l’hérésie de l’eutychianisme, selon laquelle le Christ n’avait pas deux natures (Dieu et homme), mais seulement une nature divine. C’est ce que combattait à l’époque saint Léon le Grand (400-461 ap. J.-C.).

Avec l’aide de saint Euthymius, saint Gérasime abandonna cette fausse croyance théologique et eut par la suite de nombreux disciples désireux de suivre son style de vie radical.

Il fonda plus tard une laura près du Jourdain. Selon l’encyclopédie catholique, ce mot vient du grec et signifie « chemin étroit« . Ce centre semi-ermite (presque ermite) du saint disposait d’un cénobium (monastère) et de 70 cellules séparées où seuls quelques-uns vivaient en ermite du lundi au vendredi.

Saint Gérasime et le lion

Le livre de Butler décrit une histoire tirée du texte « La prairie spirituelle« , qui, selon les catholiques maronites, a été écrit par le moine Jean Mosco au VIIe siècle. Il décrit comment Saint Gérasime se trouvait sur les rives du Jourdain lorsqu’il vit un lion qui boitait parce qu’il avait une épine dans la patte. Le saint enleva l’épine, le soigna et l’animal resta avec lui.

Les moines du saint avaient un âne qu’ils utilisaient pour aller chercher de l’eau et ils demandèrent au lion de le garder pendant qu’il broutait.

Mais un jour, des marchands volèrent l’âne. Saint Gérasime, pensant que la bête l’avait mangé, lui dit qu’il ferait désormais le travail de l’âne et il obéit.

Quelque temps plus tard, l’animal sauvage vit les marchands revenir sur la route avec l’âne et trois chameaux. Le lion fit fuir les voleurs et ramena les quatre animaux au monastère. C’est ainsi que l’humble saint reconnut son erreur et le renomma Jourdain.

Le site de recherche Santi e Beati indique que saint Gérasime est mort le 5 mars 475. Lorsque le lion se rendit compte de sa disparition, il fut très triste. Le nouvel abbé des moines le vit et lui dit que son ami était parti avec « le Maître qu’il servait« , mais qu’il devait continuer à manger.

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L’animal resta plongé dans une profonde désolation jusqu’à ce que le nouveau supérieur le conduise au tombeau de saint Gérasime. Le lion s’allongea dans la niche et commença à se frapper la tête sur le sol. On raconte même qu’il se mit à rugir bruyamment. Le lion ne partit jamais et mourut près de la tombe de son cher ami.

Laura de Saint Gérasime a continué à prospérer en termes de vocations et était très célèbre. Selon Santi e Beati, elle aurait été détruite au XIIIe siècle. Selon le Christian Media Centre, le centre audiovisuel de la Custodie de Terre Sainte, il y a aujourd’hui dans cette zone le monastère de Saint Gérasime, où l’on trouve des statues de lions.

Il y a également une grotte où l’on pense que la Sainte Famille s’est cachée lorsqu’elle s’est enfuie en Égypte. Le sol de cette enceinte, gardée par les orthodoxes grecs, présente des figures de lions et d’animaux en l’honneur de Saint Gerasimos.

Cet article a été initialement publié par ACI Digital puis traduit par LeCatho | Lien original

Publié par Napo

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