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Sixième dimanche du temps ordinaire – homélie du Père Warren

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L’homélie du Père Robert (Bob) en ce sixième dimanche du temps ordinaire : L’évangile d’aujourd’hui contient une rubrique pour l’Eucharistie.

Les rubriques sont des indications dans le livre officiel que nous utilisons pour la messe. Elles sont imprimées à l’encre rouge. La plupart des rubriques viennent des liturgistes… des experts qui nous disent comment la messe doit être célébrée. Mais cette rubrique vient de Jésus lui-même. Écoute-la à nouveau….Si tu apportes ton cadeau à l’autel et que tu te rappelles que ton frère a quelque chose contre toi. Laisse ton offrande à l’autel… Va d’abord te réconcilier avec ton frère, puis viens offrir ton offrande.

Jésus dit simplement que le culte doit nous changer… sinon, c’est un spectacle vide. Lorsque nous venons à la messe, la première chose que nous faisons est de confesser nos péchés contre Dieu et contre les autres. Il serait étrange qu’après avoir fait cela… nous continuions à avoir de mauvaises pensées les uns envers les autres. Nous nous tournons l’un vers l’autre au moment du signe de paix et nous nous souhaitons la paix du Christ… mais cette paix dure-t-elle ?

Est-ce qu’elle dure jusqu’au parking ou à la table du dîner ? Nous recevons la communion et le Seigneur qui nous avertit de ne pas offrir nos dons si nous avons encore des griefs pourrait aussi nous avertir de ne pas recevoir le don. Le don de son corps, à moins que nous ne soyons disposés à être en communion les uns avec les autres. Un homme m’a dit un jour qu’il avait fait du tort à son frère. Et il voulait désespérément faire amende honorable, réparer les choses. Mais le frère lésé n’a rien voulu savoir. Il a refusé toute tentative de rapprochement.

L’homme dit de son frère :

« Il est devenu le prisonnier de ce que je lui avais fait. »

Je suis sûr que certains d’entre nous peuvent témoigner de cette affirmation à partir de leur propre expérience. Nous connaissons tous des gens, ou peut-être nous-mêmes, qui refusent d’aller à une fête. Parce qu’ils pourraient y rencontrer untel ou untel avec qui ils ont un grief. Ou le refus de partager une réunion de famille, voire d’aller à l’enterrement. À cause d’une blessure infligée, peut-être, il y a longtemps par un membre de la famille. Dans certains cas, le ressentiment est si grand que nous ne pouvons même pas manger ou dormir.

Les pensées de colère nous suivent au lit et envahissent nos rêves. Et ces mots deviennent si vrais. Nous devenons prisonniers de ce que quelqu’un nous a fait. Nous avons tendance à oublier que nous sommes des disciples de Jésus qui nous a appris à prier. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. Nous avons réfléchi à une seule phrase de l’évangile d’aujourd’hui. Nous avons essayé d’en faire une parole de vie, une vie qui vaut la peine d’être vécue, la vie du Christ. Mais, parfois, cela entraîne le découragement.

Nous pouvons tomber dans le piège de penser que nous ne sommes pas assez bons pour venir à l’autel. Nous pensons que nous ne serons jamais patients, libérés de la colère, du ressentiment et des idées noires. La confession de ces manquements se poursuit de l’enfance à la vieillesse. Nous devons être patients avec nous-mêmes et avec nos efforts.

Et nous devons être honnêtes avec nous-mêmes en sachant que nous avons besoin de la grâce de Dieu pour faire quoi que ce soit de bien. Sans elle, nous pourrions tout aussi bien essayer de faire pousser des fleurs ou un champ de blé sans le soleil. Personne n’a jamais dit qu’un seul sermon, une seule ligne dans l’évangile ou même une directive brutale de Jésus va nous changer. Faire de nous des saints en une nuit.

Mais nous devons avoir le désir de changer. La volonté de laisser la grâce de Dieu agir dans nos vies. Reconnaître la réalité de notre état de pécheur, tout en reconnaissant la réalité de l’amour de Dieu pour nous. Un amour qui continue à nous tendre la main en dépit de nos fautes et de nos péchés. C’est un amour qui nous pousse sans cesse à essayer de faire mieux. Combien de fois pardonnerai-je, Seigneur ? Sept fois ? Non, soixante-dix fois sept…. fut la réponse du Seigneur.

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Veillons à ne pas être prisonniers de ce que quelqu’un d’autre nous a fait. Rappelons-nous les mots de notre première lecture. Si vous le souhaitez, vous pouvez garder les commandements. Se comporter fidèlement est en votre pouvoir. Il a mis devant toi le feu et l’eau, mets ta main sur celui que tu préfères. Il a placé devant toi la vie et la mort, choisis la vie, la vie du Christ.

Source : Homélie de ce dimanche du Père Robert Warren, Franciscain de Garison NY

Publié par Napo

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