La grande importance des Victimes de Jésus-Christ

La grande importance des Victimes de Jésus-Christ

Il y aura toujours des Victimes de Jésus-Christ, Jésus veut et se choisit des Victimes afin d'adoucir la colère de son Divin Père contre nos iniquités, nos blasphèmes...

« Ma fille, a dit Jésus à Gemma Galgani, j’ai besoin de victimes et de victimes fortes. Pour calmer le juste courroux de mon divin Père, il me faut des âmes qui, par leurs souffrances, leurs tribulations et leurs privations, réparent ce que font les pécheurs et les ingrats. Oh ! puissé-je faire comprendre à tous combien mon Père céleste est irrité contre le monde impie. Plus rien ne retient sa colère et un terrible châtiment se prépare pour tout l’univers. » (Biografia, ch. XXI)


Le Seigneur a dit à Marie Brotel :

« J’ai toujours répandu sur mon Église des grâces abondantes de sainteté pour former des âmes intérieures qui puissent désarmer ma justice. Il y a eu, à toutes les époques, des victimes cachées, qui ont coopéré à l’œuvre du salut des âmes. Cependant j’ai rarement accordé autant de grâces semblables qu’à l’époque actuelle ; mais elles sont imparfaitement reçues par la suite de l’attache aux biens créées et de la crainte de la souffrance. Et cependant si je ne suis pas désarmé par les âmes intérieures, il faut que ma justice frappe de grands coups. »
(Vie, ch. v et appendice I, n° 20.)

Un jour voyant Notre Seigneur triste et accablé à la vue du malheur des hommes, elle Lui dit : combien cela durera-t-il.

« Pour moi, répondit Jésus, je souffrirai dans les membres de mon Église jusqu’à la fin du monde ; pour toi cela finira et sera remplacé par la gloire. »
(Ibid., ch.XI.)

Notre-Seigneur montra un jour à Françoise de la Mère de Dieu une grande multitude et lui fit entendre que c’étaient les hérétiques d’Angleterre. Il lui dit :

« Voyez tout ce peuple ; je suis mort pour eux tous, et il n’y en a pas un qui m’aime. Je veux que vous m’aimiez pour eux et que vous fassiez tous les jours quelque pénitence pour leur conversion. »

Une autre fois, au moment où elle se rendait à la récréation, Notre-Seigneur se présenta à elle et lui dit :

« Adorez-moi au lieu de ceux qui m’offensent ; on me foule aux pieds, on m’injurie, on blasphème contre moi. »

On sut depuis qu’en ce moment même des soldats hérétiques commettaient de grandes irrévérences contre le Saint Sacrement.

Un autre jour Jésus se montra avec un visage irrité :

« Je suis courroucé contre mon peuple ; on foule mes mérites aux pieds ; on profane les sacrements. J’ai dessein de châtier le monde par la famine ; c’est pourquoi je n’ai pas envoyé de pluie. Si je ne châtie pas les pécheurs, ce n’est pas que je ne le puisse faire, mais je patiente et les attends à pénitence ; et puisqu’ils ne se convertissent point, je veux faire paraître que je suis Dieu et les châtier. »

Et dans une autre circonstance Il dit :

« Ce n’est plus moi qui suis fâché, c’est mon Père ; car comme j’ai eu soin de sa gloire et suis mort pour réparer le déshonneur qui Lui avait été fait par le péché, Il prend maintenant soin de mon honneur et Il veut me venger des pécheurs qui méprisent mes mérites. »

Ces paroles excitaient le zèle de Françoise, qui redoublait ses prières et sacrifices pour les pécheurs. Jésus lui dit encore que bien que toutes les personnes religieuses s’emploient à Le prier, Il en choisit en chaque communauté quelques-unes pour avoir soin de ses affaires, prendre le parti de ses intérêts et aspirer continuellement à sa gloire, comme faisaient les âmes qu’elle voyait près de Lui, et qui avaient par leurs prières apaisé le courroux de son Père, lequel consentait à attendre encore le monde à pénitence et à différer son châtiment, car il y a longtemps qu’il serait dans les abîmes sans les prières de ses amis. Il lui explique aussi que s’il y a dans chaque couvent quelque âme qui Lui adhère plus particulièrement (qui Lui est plus étroitement unie), il s’en trouve quelques unes qui, par leurs négligences et leur peu d’attention à Lui correspondre, Lui donnent occasion de les laisser et de se retirer d’elles. (Vie, ch. VI.)

Dans ce cas Jésus va ailleurs chercher des âmes plus fidèles :

« Je t’offre ce calice, a dit Jésus à Gertrude-Marie, parce que je t’aime d’un amour spécial ; si tu le refuses, je l’offrirai à une âme moins aimée que toi et qui l’acceptera. » (6 octobre 1907).

Un jour que je souffrais beaucoup, raconte encore Gertrude-Marie, Notre-Seigneur a daigné me faire connaître ses amis de la terre :

« J’ai mes amis sur la terre comme je les ai dans le ciel, m’a-t-Il dit, et ceux là sont mes véritables amis qui souffrent beaucoup pour mon amour. De la souffrance découle un suc mystérieux, qui nourrit l’âme, qui la vivifie, qui la transforme pour ainsi dire. » (15 septembre 1907)

« J’ai été bien des fois sur le point de châtier mon peuple ; mais quand je regarde mes saints, je ne peux plus punir.» (1er octobre 1907.)

« Plus la persécution se déchaînera, plus je m’approcherai de mes fidèles amis, de mes enfants bien aimés, plus je leur demanderai de souffrir avec moi et pour moi. »
(17 octobre 1907.)

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Le divin Maître a dit à Benigna :

« La faim très ardente que j’ai de sauver le plus d’âmes que je peux me pousse à chercher des âmes que je puisse associer à mon œuvre d’amour. »
(Notice, p. 84.)

Souffrir avec Jésus

La vie de la vénérable Agathe de la Croix, vierge de l’ordre de saint Dominique (+ 1621,) fut remplie de douleurs intérieures et extérieures impossible à décrire. Un jour Jésus-Christ se présenta à elle tel qu’il était au jardin des Olives et lui découvrit son Cœur en disant :

« Regardez, ma fille, ces flots abondants d’amertume qui m’ont envahi de toutes parts. Je veux qu’ils environnent aussi votre cœur. »

Depuis cette vision, elle fut torturée cruellement dans les profondeurs de son âme. Souvent, écrit la Mère Marie du Divin Cœur, Notre-Seigneur m’exprime son désir de prendre sa demeure dans mon cœur pour s’y réfugier quand le monde l’oublie, et pour y trouver son plaisir en conversant avec moi comme un époux avec son épouse. Vous savez déjà, mon Père, de quelle manière je sens souvent sa présence, et que par cela je goûte un bonheur inexplicable.

L’autre jour Il m’a dit qu’Il ne voulait pas que je meure parce qu’Il voulait encore continuer ces relations. Comme Il ne voulait pas que des églises ou sanctuaires où Il habite soient détruits, ainsi Il ne voulait pas non plus que ma maladie me conduise encore à la mort, parce qu’Il voulait encore conserver cet endroit de son habitation. Il me dit aussi qu’en trouvant ainsi sa demeure en moi, il ne se trouverait plus seul et isolé dans le monde. (Vie, ch. VIII, 19 novembre 1896.)

Mais par là même qu’Il la choisissait pour être consolatrice, Jésus l’appelait à être victime avec Lui. Notre-Seigneur me fit comprendre que lorsque le corps mystique de la sainte Église exigeait des secours pour quelques besoins en général ou en particulier, Il envoyait souvent des souffrances corporelles, maladies etc., à quelques unes de ses épouses, afin d’obtenir par là des grâces nécessaires. (21 novembre 1896.)

Le vendredi dans l’octave du Saint Sacrement, 1896, Marie du Divin Cœur demandait au Seigneur pourquoi cette prolongation de la maladie et des souffrances ? Jésus répondit :

« J’ai racheté le genre humain par la croix, par la croix je sanctifie encore les âmes. Plus j’attache étroitement une âme à la croix, plus je me la rends semblable par la souffrance et plus aussi je me l’unis étroitement. Les souffrances de mes élus achèvent l’œuvre de ma rédemption. Chaque fois que je m’unis une épouse par la souffrance, c’est un nouveau couronnement pour l’œuvre de la rédemption. »

Il dit encore :

« Sache, mon enfant, que de la charité de mon Cœur je veux faire descendre des torrents de grâce par ton cœur dans les cœurs des autres. C’est la raison pour laquelle on s’adressera à toi avec confiance ; ce ne sont pas tes qualités, mais c’est moi qui en est la cause. Jamais quelqu’un qui se rencontrera avec toi ne s’éloignera sans que son âme soit, de quelque manière, consolée, soulagée ou sanctifiée, ou ait reçu quelque grâce, même le pécheur le plus endurci. S’il veut profiter de la grâce, il ne tient qu’à lui…Je suis uni à chaque âme qui se trouve en état de grâce, mais j’ai choisi quelques âmes en particulier pour m’unir à elles d’une manière toute spéciale. Cette union est si sublime et si intime qu’elle n’est surpassée que par l’union entre les trois Personnes de la Sainte Trinité. » (25 juin 1896, Vie, ch. IX.)

Après qu’il eut été décidé qu’elle n’irait pas à Lourdes demander sa guérison, Notre-Seigneur lui dit :

« Je veux que tu souffres sans soulagement, sans consolation naturelle. Je déroule devant tes yeux de nouveau le tableau des souffrances, comme aussi le tableau de mon amour. Je te choisis de nouveau comme victime, comme holocauste, et pour l’expiation des sacrilèges, et je te donne de nouveau mon Cœur avec tous ses trésors. Ta devise doit être :

Amour, sacrifice, réparation.
»

Un jour Il m’avait dit que je devais me laisser jeter comme une balle tantôt d’un côté, tantôt de l’autre. (23 juillet 1897, ch. X.)

Notre-Seigneur m’a invitée à souffrir en réparation des sacrilèges :

« Je t’appelle à la prière, au sacrifice et aux souffrances. Tes souffrances vont augmenter et tu dois te préparer à de plus grandes souffrances. »

Notre Seigneur attendait ma réponse, Il enflammait mon cœur de son divin amour, et moi, pleine de confiance en sa divine grâce, je ne pouvais résister à sa demande. Il me présentait des douleurs, des persécutions, des calomnies, le mépris de tous, etc. J’acceptai tout. Il me disait ensuite qu’Il désirait trouver dans un cœur humain un lieu de repos et de consolation préparé par l’amour et les souffrances, et que sans aucun mérite de ma part Il avait choisi mon cœur, que mon cœur devait être un autel, où tout se consume dans les flammes de l’amour divin. (7 avril 1898, ch. X.)

Jésus dit à Bénigne Gojoz :

« Ta gloire est en la croix ; l’Epoux et l’épouse, par un effet de grâce et d’amour, n’auront qu’un trône »

et je vis, raconte Bénigne, à l’ombre de cet adorable Crucifié, une petite crucifiée sur la même croix et attachée par les mêmes clous. C’est, lui dit Jésus, pour te faire comprendre l’état d’union à mon humanité crucifiée dans lequel je t’ai mise, dans lequel tu seras longtemps et par lequel tu recevras des avantages infinis qui te rendront comme bienheureuse. C’est dans cet état que j’ai sauvé l’homme et que j’ai glorifié mon Père…

« Ma bonté m’unit à toi et ma grâce t’unit à moi dans les dispositions d’une âme crucifiée par amour. Je ressens pour toi le même amour que je ressentis distinctement pour ton âme sur la croix ; ainsi l’amour commun entre nous nous unit de nouveau par les faveurs intimes que tu reçois et que tu recevras en cet état présent, dans lequel tu es crucifiée avec moi par union, par amour et par grâce. Lorsque l’âme souffre, je suis près d’elle et je m’unis à elle par la même souffrance. Tu verras aussi, par cette intime représentation, que si ton âme crucifiée avec moi se regarde en moi, elle s’y voit comme dans un miroir très beau, très clair et représentant merveilleusement bien les objets qui s’y peignent. »

Plus tard, le Verbe divin lui dit cette intime parole :

« Épouse, il est mieux et plus convenable à notre amour que tu te renfermes au-dedans de moi-même. »

Ainsi, dit Bénigne, l’amour me cachant en Jésus, je ne me vis plus auprès de Lui sur la croix, mais je me trouvai dans le Cœur adorable de mon Sauveur, et j’y fus comme perdue à moi-même durant trois années entières. (Vie, ch. XIV)

Jésus choisit ses victimes

Notre-Seigneur ayant apparu à la bienheureuse Marguerite-Marie lui dit :

« Je cherche une victime pour mon Cœur, laquelle se veuille sacrifier comme une hostie d’immolation à l’accomplissement de mes desseins. »

Comme elle s’en reconnaissait indigne, Jésus lui dit :

« Non, je n’en veux point d’autre que toi, et c’est pour cela que je t’ai choisie. »
(Ed. Gauthey, II)

Une autre fois la bienheureuse vit les trois Personnes de l’adorable Trinité se présenter à elle ; et il lui sembla que le Père éternel, lui offrant une grosse croix toute hérissée d’épines, accompagnée de tous les autres instruments de la passion, lui disait :

« Tiens, ma fille, je te fais le même présent qu’à mon Fils bien-aimé. »

« Et moi, dit Notre-Seigneur Jésus-Christ, je t’y attacherai comme j’y ai été attaché, et je t’y tiendrai fidèle compagnie. »

« Le Saint-Esprit ajouta ; Moi, n’étant qu’amour, je t’y consumerai en te purifiant. »
(T. II, p. 74.)


Jésus-Christ apparut à la bienheureuse Marie-Barthélemie Bagnesi (1514-1577), crucifié et couvert de plaies sanglantes:

« Je veux, lui dit ce Rédempteur souffrant, je veux t’associer aux douleurs de ma passion. »

- Ô Jésus, répondit Barthélémie, pourquoi cette grâce insigne à votre pauvre petite servante ? Dès ce moment, sa tête fut visiblement entourée d’une couronne d’épines aiguës.

Notre-Seigneur apparut à la bienheureuse Ozanne, vierge du tiers-ordre de saint Dominique (1449-1505), sous la forme d’un petit enfant ravissant de beauté, le front couvert de belles oucles de cheveux blonds, mais ceint d’une couronne d’épine et une longue croix sur les épaules ; il tendit en souriant ses petits bras vers la jeune vierge et lui dit :

« Chère Ozanne, je suis le fils de Marie ; à mon exemple il faut te disposer à beaucoup souffrir ; cependant ne crains point, jamais je ne t’abandonnerai. »

La vénérable Anne-Madeleine Rémuzat, encore pensionnaire, vit un jour le Sauveur lui apparaître et lui dire :

« Ma fille, je cherche une victime. »

La jeune enfant nomme alors à Notre-Seigneur les personnes qui lui semblent les plus saintes, et au nom de chacune Jésus répond :

« Non, ce n’est pas celle que je veux. »

Enfin Il lui dit :

« C’est toi-même, ma fille, que je choisis pour ma victime. » (Vie, ch. III.)

La Mère Marie-Dominica-Clara Moes n’avait que sept ans quand, le 8 décembre 1838, elle fit vœu de chasteté perpétuelle :

« Viens, Épouse bien-aimée de mon cœur, lui dit le Seigneur. J'ai accepté ton sacrifice avec complaisance. Je t'ai aimée d’un amour éternel et t’ai choisie de préférence à d’autres pour devenir l’Epouse de mon Cœur divin. »

Alors le Cœur de Jésus s’ouvrit et la Très Sainte Vierge y fit entrer la petite épouse.

« Maintenant, lui dit le Seigneur, tu es toute à moi et je suis tout à toi. Dès maintenant tu ne dois vouloir que ce que je veux, ne désirer que ce que je désire, ne vouloir être que là où je veux que tu sois. Tu ne dois souffrir, travailler et agir que pour moi. Les cadeaux de noces que je te donne sont ceux-là mêmes qui m’ont été donnés par mon Père céleste, afin que je puisse t’acquérir pour mon épouse : ce sont des souffrances, des persécutions, des humiliations et des peines de toutes sortes. »
(Vie, I Theil, Kap. Ill, § 3.)

« Ma pauvre petite Marguerite, dit Jésus à l’héroïque pénitente de Cortone, n’aie pas de doute sur la pleine et entière rémission de tes péchés. Je t’ai placée pour devenir la lumière éclatante de ceux qui sont placés à l’ombre de leurs vices et un foyer de chaleur à ceux qui croupissent dans la tiédeur, afin qu’ils m’aiment et me suivent avec ferveur. Je t’ai placée pour servir d’exemple aux pécheurs, afin qu’ils apprennent clairement de toi qu’en cédant à mes inspirations et en se préparant, à l’aide de ma grâce, à obtenir leur justification, je suis prêt à user envers eux de la même miséricorde dont j’ai usé envers toi. »
(Vie intime, ch. II, § 5.)

En la fête de Noël 1914, Jésus se montra plein de beauté à Sœur Marie-Fidèle. Il lui dit :

« J’ai soif d’âmes qui sachent m’aimer comme je désire l’être, qui m’adorent en esprit et en vérité. Veux-tu donner de la consolation à mon Cœur ? Veux-tu accepter de nouvelles souffrances et coopérer à la réalisation de mes desseins envers les âmes? Es-tu prête à t’abandonner à moi-même dans la plus grande épreuve, à te laisser consumer comme victime de mon amour, à vivre et à mourir dans cet état ? Plonge-toi dans ton indignité totale, enterre-toi dans ton néant et laisse-toi enterrer. Je ne veux de ton côté aucune autre coopération que l’abandon ; tout le reste je veux le faire. »
(Ed. allem., p. 160 ; éd. franç., p. 171.)

Source : Recueil d’Apparitions de Jésus aux Saints et aux Mystiques – Abbé Auguste Saudreau.

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