Le mérite de l'obéissance et de l'adversité
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Le mérite de l’obéissance et de l’adversité

Abraham, ayant satisfait au devoir de l’obéissance, quand Dieu lui demanda d’immoler son fils, il se soumit et commença à lever son bras pour immoler son fils, il mérita d’être appelé par un Ange.

Ainsi, lorsque le juste assujettit son esprit et sa volonté à faire quelque œuvre pénible pour l’amour de Dieu, il mérite de goutter sur le champ les douceurs de la grâce, et d’être consolé par le témoignage de sa propre conscience.

Et cette consolation intérieure est une faveur, dont la libéralité infinie de Dieu prévient la récompense éternelle, qui rendra à chacun suivant la mesure de ses travaux.

Sainte Gertrude, repassant un jour dans son esprit les adversités qu’elle avait autrefois souffertes, demanda à Dieu pourquoi il avait permis qu’elle fusse ainsi tourmentée pour lors par quelques personnes :

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« Quand la main d’un père, lui répartit le Seigneur, veut châtier son enfant, les verges ne peuvent pas s’y opposer. C’est pourquoi je voudrais que mes élus n’imputassent jamais leurs souffrances aux hommes dont je me sers pour les purifier ; mais qu’ils jettent plutôt les yeux sur ma charité paternelle, qui ne permettrait pas que le moindre souffle de vent approchât d’eux, si je ne considérais leur salut éternel que je leur donnerais pour récompense et ainsi, ils auraient de la compassion pour ces personnes qui se souillent quelquefois en rendant les autres plus purs.« 

Source : Sainte Gertrude – Révélations – Dom Joseph Mege – 1600

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